La première édition des Prix IBIBI, initiative portée par la structure Yamarou Photo pour soutenir l’émergence de la photographie africaine contemporaine, poursuit sa route. Dans le cadre des préparatifs de cet événement inédit, prévu du 10 février au 10 mars 2026, Mme le ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, le 30 janvier 2026, une délégation du comité d’organisation conduite par Seydou Camara, directeur artistique de Yamarou Photo.
Cette rencontre marque une étape importante pour le Prix IBIBI, qui ambitionne de s’imposer comme une plateforme de reconnaissance, de visibilité et de professionnalisation des photographes africains, tout en affirmant Bamako comme un espace stratégique de création et de diffusion artistique.
Au-delà du protocole, l’échange entre les deux parties a permis de mettre en lumière la portée économique et sociale de cette initiative culturelle. Le ministre Oumou Sall Seck s’est montrée particulièrement attentive à la démarche de Yamarou Photo, notamment en matière de formation et de création d’opportunités pour les jeunes.
Une initiative culturelle adossée à l’emploi et à la jeunesse
Mme le ministre a particulièrement été touché par les actions déjà engagées par la structure en faveur du renforcement des compétences, de l’encadrement artistique et de l’insertion professionnelle. Une reconnaissance qui place Yamarou Photo dans un registre plus large que la seule production photographique : celui de l’entrepreneuriat créatif, où l’art devient un secteur générateur d’emplois et de valeur.
Pour le ministre, l’initiative est porteuse d’une image positive de l’Afrique, et du Mali en particulier. Elle a également accepté l’invitation à prendre part à la cérémonie de remise des prix, prévue le vendredi 13 février 2026 à l’hôtel Azalaï, signe d’un soutien politique encourageant pour cette première édition.
Les Prix IBIBI, un levier de rayonnement et de professionnalisation
Face au ministre, le directeur artistique Seydou Camara et sa délégation ont présenté les objectifs et la vision des Prix IBIBI. Pensée comme une initiative structurante, cette distinction veut répondre à un besoin de visibilité pour la photographie africaine contemporaine, encore trop souvent sous-représentée dans les circuits institutionnels et médiatiques.
Les Prix IBIBI se positionnent ainsi comme un espace de reconnaissance, destiné à mettre en lumière des talents émergents comme confirmés, tout en encourageant des démarches artistiques audacieuses, engagées et innovantes. À travers plusieurs catégories, le prix entend célébrer la diversité des regards et des écritures visuelles, ainsi que la richesse des thématiques explorées par les photographes du continent.
Dans l’esprit de ses promoteurs, l’événement dépasse la simple remise de trophées. Il se veut une plateforme d’expression où l’image devient un outil de narration, de mémoire et de réflexion sur les réalités sociales, culturelles et humaines. Un espace où la photographie n’est pas seulement esthétique, mais également porteuse de sens, de message et d’interpellation.
Les organisateurs insistent enfin sur la dimension structurante du projet : au-delà de la récompense, les Prix IBIBI ambitionnent de devenir un levier durable de professionnalisation et de diffusion, en favorisant les échanges entre artistes, institutions culturelles, médias et publics. Une dynamique qui s’inscrit dans une volonté de soutien pérenne à la création photographique et à son rayonnement international.
À l’issue de l’audience, les deux parties ont convenu de maintenir le dialogue en vue d’une éventuelle collaboration future autour de projets liés à l’entrepreneuriat culturel et créatif. Une perspective qui confirme l’intérêt croissant des autorités pour les industries culturelles comme secteur d’avenir, à la croisée de la jeunesse, de l’emploi et de l’influence culturelle.
Issouf Koné



