L’Association Graines de danseurs a organisé, le samedi 29 août, la restitution du projet « Tissage », soutenu par la GIZ dans le cadre du programme Donko ni Maaya. À travers le théâtre, la danse, le slam et la scénographie, 40 jeunes issus des quartiers de Niamana, Kogni, Dougoulakoro et Kobala Coura ont présenté le fruit de leur formation. L’initiative vise à promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble au sein de la jeunesse.
Il est 16 heures au Centre Andale Art de Niamana Dougoulakoro. Le soleil brille encore lorsque les premiers spectateurs prennent place. Sur la colline, les jeunes participants se préparent à présenter le fruit de plusieurs semaines de formation.
La première représentation donne rapidement le ton. Une dizaine de jeunes, hommes et femmes, vêtus de haillons confectionnés à partir de sachets plastiques, évoluent au sommet de la colline. À travers cette mise en scène, ils sensibilisent le public à la préservation de l’environnement et aux dangers liés à l’utilisation abusive des sachets plastiques. Des messages sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble sont également délivrés dans différentes langues. Danse contemporaine et humour se succèdent, avant de laisser place à une deuxième représentation mêlant slam, théâtre, danse et humour.
Mis en œuvre autour des arts, de la culture et du sport, le projet « Tissage » entend contribuer au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble chez les jeunes. Les participants ont été formés à différentes disciplines, notamment la danse, le théâtre, la scénographie, l’humour et le football. Ces activités ont servi de cadres d’expression, de dialogue, de créativité et de valorisation des talents. Pour Alou Cissé, dit Zol, promoteur du projet, cette initiative a permis aux jeunes de développer leurs aptitudes dans plusieurs disciplines artistiques, notamment la danse contemporaine, le slam et la scénographie. Satisfait du travail accompli, il les encourage à redoubler d’efforts et à saisir d’autres opportunités de formation afin d’élargir leurs horizons.
Parmi les bénéficiaires figure Lala Diakité, élève à l’Institut national des arts, section danse. Elle estime que cette expérience lui a permis de progresser en mise en scène et de gagner en assurance lors de ses prises de parole en public. « Je vais continuer à aller de l’avant et explorer d’autres horizons », affirme-t-elle. Fanta Sidibé, danseuse et participante au projet, dit avoir renforcé ses connaissances en danse et découvert de nouvelles pratiques, notamment l’écriture de textes et le théâtre. Elle cite également les techniques de respiration et d’inspiration parmi les acquis de la formation. Elle entend désormais mettre ces compétences à profit et poursuivre son parcours dans le monde de la culture.
Pour M. Tembely, comédien et bénéficiaire, la formation lui a permis d’acquérir « une kyrielle de connaissances ». Il souligne la complémentarité des différentes disciplines artistiques et estime avoir considérablement enrichi ses connaissances au cours de cette expérience. La cérémonie s’est achevée par la remise des attestations aux participants venus des quatre quartiers concernés par le projet. Cette étape marque la fin de la formation et ouvre désormais la voie à la mise en pratique des compétences acquises.
Alassane Sidibé



